Eau et assainissement liquide au Maroc

Le contexte hydrologique du Maroc reste principalement influencé par une irrégularité annuelle et une variabilité inter-annuelle très marquées des précipitations et une hétérogénéité de leur distribution.L’alternance de séquences de forte hydraulicité et de séquences de sécheresse d'intensité et de durée variables est également un trait dominant des régimes hydrologiques.

Les moyennes annuelles des précipitations atteignent plus de 1000 mm (1 million de m3 par km²) dans les zones montagneuses du Nord (Rif, Tangérois et Côtiers Méditerranéens Ouest) et moins de 300 mm (300.000 m3 par km²) dans les bassins de la Moulouya, du Tensift, du Souss-Massa, des zones sud-atlasiques et de la zone saharienne, soit pratiquement près de 85% de la superficie du Royaume.

Ces précipitations se produisent généralement en deux périodes pluviales, la première en automne et la seconde en hiver. Le nombre de jours pluvieux varie de l’ordre de 30 au Sud du pays à près de 70 au Nord.

La plupart des bassins hydrauliques connaissent des déficits hydriques notamment Moulouya (10 %), Bouregreg (8 %), Souss-Massa (3 %) et la zone sud de l’Atlas (20 %) et il est prévu qu’en 2020, la situation de déficit atteindra six bassins sur huit et seuls les bassins du Sebou et du Loukkos continueront à être excédentaires.

Cette situation risque de se dégrader sous l’effet des changements climatiques et de l’aggravation des phénomènes extrêmes en particulier la réduction importante de la pluviométrie et des sécheresses généralisées. En effet, en dépit de la pluviométrie favorable de ces deux dernières années, la menace de sécheresse plane toujours sur le pays à l’instar des périodes 1980-1985 et 1990-1995 et 1998-2002 durant lesquelles la quasi-totalité des bassins versants ont été en situation de déficit hydrique amenant à la surexploitation des nappes phréatiques en particulier dans les zones du Souss, du Haouz, du Saïss et de la zone côtière atlantique.

Cette surexploitation se traduit, entre autres, par le tarissement des sources, la baisse du niveau des nappes, la régression de l’irrigation traditionnelle dans les oasis et la dégradation des écosystèmes aquatiques

Le secteur le plus touché en cas de déficit hydrique reste l’agriculture sachant que la répartition de la consommation d’eau montre que le secteur agricole arrive en premier, suivi de l’usage domestique (alimentation en eau potable urbaine et rurale) et de l’industrie.

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